Il faut maintenir le FAPL

Le 31 août prochain, le Fonds pour l’amélioration de la programmation (FAPL) locale fêtera ses trois ans d’existence. Ce sera aussi l’occasion pour le CRTC de le renouveler… ou non. Récemment, le Syndicat des communications de Radio-Canada s’est présenté aux audiences publiques du CRTC afin de se porter à la défense de ce fonds essentiel aux régions. Voici pourquoi.

C’est quoi le FAPL?

Tout d’abord, « l’argent versé dans le Fonds provient d’un pourcentage [1,5 %] des revenus bruts de radiodiffusion des compagnies de câble et de satellite. »[1] Vous le trouverez détaillé, la plupart du temps, au bas de la facture de votre fournisseur de service. Il a été créé en 2008 pour venir en aide aux stations de télévision dans les marchés non métropolitains (moins de 1 million d’habitants) qui sont souvent dans des situations économiques précaires à cause, notamment, du faible potentiel de revenus publicitaires. Bref, la pérennité des réseaux régionaux dépend directement du FAPL.

Ça fait quoi dans ma télé?

À Radio-Canada, le FAPL a principalement servi à améliorer le service des nouvelles. Concrètement, les régions bénéficient maintenant de bulletins de nouvelles les fins de semaine et les jours fériés. De plus, dans certaines régions, certains bulletins sont passés de 30 minutes à 1 heure. Ces améliorations ne touchent pas uniquement le radiodiffuseur public. En effet, les stations privées bénéficient également du FAPL pour améliorer leurs services régionaux. Cela dit, le fonds touche à la majorité de l’offre télévisuelle dans les marchés non métropolitains.

Le FAPL profite également aux résidants des grandes villes. En effet, des émissions produites en région se retrouvent parfois sur le réseau national. C’est le cas notamment de l’émission Les Chefs! qui connait un grand succès partout au Québec et qui revient la saison prochaine. Sans le FAPL, il aurait été impossible de tourner ce genre d’émission à Québec. Ainsi, on peut considérer que ce fonds permet une certaine décentralisation de la production en offrant aux régions la possibilité de produire des émissions de qualité qui autrement ne pourraient être réalisées en dehors des grands centres. Outre Les Chefs!, on peut également penser aux émissions Dans l’œil du Dragon et à La revue Acadienne ou encore à certaines émissions ponctuelles comme celle présentée dans le cadre du Festival international du court métrage de Saguenay.

Il faut préserver le FAPL

L’intervention du SCRC dans le cadre de l’audience publique du 16 avril dernier au CRTC sur l’avenir du FALP se portait à la défense du fonds pour l’ensemble des régions. « Le résultat de l’examen servira à déterminer si le Fonds est maintenu, s’il est modifié, ou s’il est aboli. »[2] D’ici là, nous souhaitons sensibiliser les citoyennes et citoyens canadiens à l’importance de ce fonds pour l’avenir de la télévision locale. Pour plus de détails, vous pouvez consulter les mémoires soumis au CRTC par Alex Levasseur, président du SCRC, à l’adresse suivante.


[1] Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes. « Fonds pour l’amélioration de la programmation locale (FAPL). » En ligne. (Page consultée le 17 mai 2012) http://www.crtc.gc.ca/fra/info_sht/tv13.htm

[2] Ibid.

Des audiences publiques à l’automne

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendra finalement des audiences publiques pour le renouvellement de toutes les licences de la Société Radio-Canada /CBC à l’automne, soit dans la semaine du 19 novembre 2012. Le Conseil précisera sous peu la date limite pour le dépôt des mémoires et des observations du public. Il est donc important de se préparer en conséquence dès maintenant. Les « Amis de Radio-Canada » devraient intervenir massivement auprès du CRTC pour exprimer ce qu’ils attendent du diffuseur public, tant dans les stations régionales qu’au réseau, en information comme en programmation générale.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) se réjouit de cette annonce. Le SCRC est surtout particulièrement heureux que le CRTC n’autorise pas l’introduction de la publicité sur « Espace musique » et « Radio 2 » avant d’avoir statué sur l’ensemble des licences du diffuseur public.

Par contre le Syndicat s’inquiète du silence du CRTC concernant la fermeture des émetteurs ondes-courtes du service de Radio Canada International (RCI). Le Syndicat a pourtant demandé au Conseil de ne pas permettre la fermeture de ces émetteurs avant d’avoir entendu l’ensemble du renouvellement des licences du diffuseur public. De même la volonté de Radio-Canada de fermer les émetteurs analogiques de la télévision générale partout au pays en fera pas l’objet des audiences de l’automne, ce à quoi le Syndicat est aussi opposé.

Le service juridique de la CSN analyse la réponse du CRTC à nos demandes et nous conseillera sur la marche à suivre.

Changer la cible des compressions

16 mai 2012 – COMMUNIQUÉ CONJOINT
Amis, camarades, collègues,

Il y a plusieurs mois, 4 syndicats du Québec et de Moncton ont décidé de travailler ensemble afin d’affronter les compressions budgétaires fédérales et les coupes qui allaient s’ensuivre.

Profitant de l’invitation du PDG de la Société, nous avons travaillé afin de soumettre des suggestions pour minimiser l’impact des coupes budgétaires, en gardant à l’esprit 2 préoccupations fondamentales :

  • Réduire l’impact sur les membres
  • Préserver la qualité, les services et la pertinence du diffuseur pubic

Nous avons soumis au PDG des indications chiffrées et précises des avenues que nous envisagions. Nous avons réitéré ces suggestions au PDG lors de la rencontre du 3 mai, ainsi que dans la lettre du lendemain. Voici en résumé ces 3 points fondamentaux qui auraient pu sauver des dizaines d’emplois et diminuer l’impact sur la programmation, notamment à RCI, à l’information, en radio et en télévision générale.

a) La fin des primes au rendement des cadres
b) La réduction du nombre d’employés cadre
c) Produire à l’interne une plus grande partie des émissions de télé générale, puisque les coûts au privé sont en augmentation constante

Vous avez lu comme nous la réponse de la part du plus haut dirigeant du diffuseur public : c’est une fin de non-recevoir sur toute la ligne. Nous sommes déçus de cette attitude, d’autant plus que le PDG avait placé les personnes et la programmation au cœur de ses 3 priorités. Nous ne lâcherons pas; nous maintenons notre but :

« Changer la cible des compressions »

Merci de votre soutien !

Isabelle Doyon, présidente du SCFP-675
Alex Levasseur, président du SCRC
Benoit Celestino, président du STARF
Jean Gagnon, président de l’AR

Fin des bulletins régionaux d’information de la radio à Montréal ?

Le SCRC a été informé que la direction de Radio-Canada aurait décidé de supprimer les bulletins régionaux d’information de la radio à Montréal. Selon nos informations, un journaliste d’un quotidien montréalais s’apprêterait d’ailleurs à confirmer cette nouvelle sous peu.

Si ces informations sont fondées, comme le prétend le journaliste en question, le Syndicat des communications de Radio-Canada n’acceptera jamais cette décision qui s’apparente à un démantèlement du service de l’information.

Le mandat d’informer est trop essentiel, et l’expertise accumulée au cours de 75 dernières années est trop enracinée au cœur du public pour regarder le travail de sape se poursuivre les bras croisés.

Si jamais une telle idée saugrenue à pu germer dans l’Imagination d’un quelconque patron, nous demandons et insistons avec vigueur pour que cette décision soit mise au rancart sans délais.

Le Syndicat demeurera aux aguets et réagira si une telle nouvelle se confirmait.

Front commun historique – Radio-Canada coupe la programmation et maintient les primes de ses hauts dirigeants

Pour la toute première fois de leur histoire, les différents syndicats du réseau français de Radio-Canada s’unissent en Front commun pour dénoncer les choix de la haute direction quant aux cibles des compressions budgétaires.

« C’est simplement indécent que le public perde des services en programmation, que des centaines de personnes perdent leurs emplois, et qu’en même temps la haute direction refuse de couper 8 millions de dollars par année en primes de rendement pour les dirigeants », s’indigne Jean Gagnon, porte-parole du Front commun. « Les primes représentent 20 % du total des compressions de 115 millions. On aurait pu sauver plusieurs services avec cet argent. »

C’est aujourd’hui que les premières lettres de licenciement ont été remises aux employés de la société d’État après que le gouvernement conservateur ait amputé 10 % du budget du diffuseur public. Pour souligner l’occasion, les employés de Radio-Canada se sont rassemblés devant la Maison de Radio-Canada sur le boulevard René-Lévesque à Montréal. La direction a annoncé que plus de 650 personnes seront mises à pied d’ici trois ans.

Le Front commun a demandé de rencontrer le président de la Société Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, pour discuter des primes et autres incongruités dans la gestion des coupures. « Entre autres, nous voulons savoir comment ça se fait qu’après plusieurs vagues de compressions, le nombre de cadre continue d’augmenter », a indiqué M. Gagnon.

Le Front commun est composé du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), le Syndicat des technicien(ne)s et artisan(e)s du réseau français de Radio-Canada (STARF), le Syndicat canadien de la fonction publique section locale 675 ainsi que l’Association des réalisateurs. Ils représentent presque l’ensemble des employés du réseau français de Radio-Canada, soit environ 4000 membres.