Tous amis de Radio-Canada – Épisode 3

Les Amis de Radio-Canada lancent la dernière d’une série de trois capsules vidéo sur le thème du financement accordé au seul diffuseur public canadien, la Société Radio-Canada. La revendication centrale de la campagne vise le retour à un financement annuel totalisant 40 $ par habitant.

« CBC/Radio-Canada est un diffuseur public qui ancre l’identité culturelle canadienne et assure une information de qualité. Nous devons le soutenir. Accorder au diffuseur public le financement supplémentaire dont il a besoin, c’est reconnaître son rôle essentiel d’un océan à l’autre. Les multiples compressions imposées depuis plusieurs années compromettent sa mission, alors que le Canada dispose des moyens pour financer adéquatement un diffuseur public de qualité. Voilà pourquoi les Amis de Radio-Canada revendiquent de porter progressivement la contribution publique à CBC/Radio-Canada à 40 $ par personne annuellement et de l’inscrire dans un budget pluriannuel, stable et indexé », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN.

Tous amis de Radio-Canada – Épisode 2

Les Amis de Radio-Canada lancent la seconde d’une série de trois capsules vidéo sur le thème du financement accordé au seul diffuseur public canadien, la Société Radio-Canada. La revendication centrale de la campagne vise le retour à un financement annuel totalisant 40 $ par habitant.

« CBC/Radio-Canada est un diffuseur public qui ancre l’identité culturelle canadienne et assure une information de qualité. Nous devons le soutenir. Accorder au diffuseur public le financement supplémentaire dont il a besoin, c’est reconnaître son rôle essentiel d’un océan à l’autre. Les multiples compressions imposées depuis plusieurs années compromettent sa mission, alors que le Canada dispose des moyens pour financer adéquatement un diffuseur public de qualité. Voilà pourquoi les Amis de Radio-Canada revendiquent de porter progressivement la contribution publique à CBC/Radio-Canada à 40 $ par personne annuellement et de l’inscrire dans un budget pluriannuel, stable et indexé », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN.

Pour visionner la deuxième vidéo, suivez ce lien : http://vimeo.com/62742278

 

 

Tous amis de Radio-Canada – Episode 1

À la veille du dépôt du budget fédéral, les Amis de Radio-Canada lancent la première d’une série de trois capsules vidéo sur le thème du financement accordé au seul diffuseur public canadien, la Société Radio-Canada. La revendication centrale de la campagne vise le retour à un financement annuel totalisant 40 $ par habitant.

Pour visionner la vidéo, suivez ce lien : http://vimeo.com/62261202

Pour lire notre communiqué, c’est ici : http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/comm20-03-13?p_p_state=maximized

Lettre de la CSN aux parlementaires

Le 20 février 2013

Madame,

Monsieur,

À titre de parlementaire, vous aurez dans les semaines à venir à adopter le budget du Canada. Malheureusement, les derniers budgets ont été l’occasion d’imposer d’importantes compressions à la Société Radio-Canada/CBC. Non seulement nous ne croyons pas que cette société d’État puisse absorber d’autres coupes, mais au contraire nous croyons que le prochain budget devrait y consacrer des sommes supplémentaires.

Il n’y a nul doute que la multiplication des compressions faites par le passé a mis à mal la capacité de Radio-Canada/CBC de remplir sa mission. Celle-ci, rappelons-le, est de promouvoir la diversité des réalités de la nation canadienne qui est somme toute, complexe, et ce, qu’il s’agisse de culture ou d’information.

La CSN a dénoncé à moult reprises les fermetures de stations régionales, l’arrêt de certaines productions régionales ainsi que l’élimination de production nationale d’envergure. Les Canadiennes et les Canadiens sont en droit d’avoir un diffuseur public qui réponde à leurs aspirations.

Nous réitérons notre demande de pouvoir compter sur un budget accru, pluriannuel et indexé afin que la Société Radio-Canada/CBC soit en mesure de remplir le mandat qui lui est confié par la loi.

Depuis plusieurs mois, des citoyennes et des citoyens, fort préoccupés de l’avenir que le gouvernement canadien réserve à Radio-Canada/CBC, ont enclenché la campagne Tous amis de Radio-Canada. Vous trouverez, ci-joint, un dépliant issu de cette campagne qui rappelle en bref les coupes effectuées à la Société d’État et les demandes du groupe qu’évidemment nous appuyons.

Nous vous invitons à faire en sorte que le Canada se rapproche des pays qui investissent le plus dans leur diffuseur public et qu’il le revalorise.

Veuillez agréer mes sentiments distingués,

Jacques Létourneau

Président de la CSN

lien ci-dessous : Dépliant Tous amis de Radio-Canada

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Appel aux étudiants!

Dans le cadre de notre campagne, nous souhaitons lancer un vaste appel aux étudiantes et aux étudiants en journalisme.

Comme vous le savez, cette campagne est notamment présente sur Facebook : http://www.facebook.com/amisradiocanada, Twitter : https://twitter.com/AmisRadioCanada et sur ce blogue. Ces pages sont suivies par nombre de citoyens, qu’ils soient de près ou de loin liés au journalisme. En majorité, nos réseaux sociaux sont suivis par les 25-34 ans.

Notre campagne vous a d’abord longtemps informés et alertés sur les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement fédéral. Puis, nos réseaux ont été largement animés lors des audiences du CRTC pour le renouvellement des licences de Radio-Canada/CBC fin novembre 2012. Désormais, nous souhaitons axer notre campagne sur le rôle de Radio-Canada au sein de notre société. La soirée culturelle animée par Pierre Nantel le 23 janvier dernier et portant sur ce thème : Radio-Canada au cœur de notre culture, en témoigne.

Afin de faire vivre ce nouvel axe de campagne, nous avons décidé de placer les jeunes au cœur de cette réflexion en demandant aux étudiantes et aux étudiants des départements de journalisme qui se porteraient volontaires de rédiger un article de 500 mots (+/- 10 %) sur le rôle que doit jouer, selon eux, Radio-Canada. Ces articles seraient ensuite diffusés sur nos réseaux sociaux ainsi que sur ce blogue. L’anonymat restant, bien évidemment possible, à la convenance des auteurs de ces articles.

Les étudiants volontaires peuvent nous faire parvenir leurs articles entre les 20 février et 22 mars prochains à cette adresse : amisradiocanada@gmail.com. Nous vous remercions, à l’avance, de l’intérêt que vous porterez à cette initiative et attendons vos contributions!

Retour sur 17 ans de compressions budgétaires

Tout le monde se souvient, en mars dernier, l’annonce, par le gouvernement fédéral, des compressions au budget de Radio-Canada d’un montant de 115 millions de dollars sur trois ans. Rappelons aussi que ce seront 47 millions qui seront perdus dans l’abolition du Fonds pour l’amélioration des productions locales d’ici 2014 : une décision prise par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes l’année dernière.

La menace pèse sur les emplois : ce serait 650 emplois qui seraient menacés à cause des décisions du gouvernement fédéral. Elle pèse aussi, bien évidemment, sur le mandat de Radio-Canada. Comment informer, éclairer et divertir, quand on est amputé de 10 % de son budget? Cela nécessite forcément des réajustements. La qualité de la programmation s’en trouve affaiblie et les conditions de travail sont stressantes au sein de la Société Radio-Canada. En 2005, une étude de Jean-Pierre Brun, professeur à la chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval avait confirmé que 44 % des salariés de Radio-Canada présentaient des signes de détresse psychologique. Ce pourcentage représente le double de ce qui est habituellement observé dans la population en général.

Le malaise ne touche pas seulement le diffuseur public canadien.

La RNE, diffuseur public espagnol, aux prises à des accusations de diffusion d’idéologies politiques, aurait perdu un grand nombre d’auditeurs et serait en difficulté pour regagner en crédibilité tant la qualité de sa programmation est décriée.

France Télévisions a également subi une compression de 85 millions d’euros dans son budget. Elle se voit contrainte de trouver d’autres financements et de revoir sa grille de programmation.

Néanmoins, le Canada reste parmi les derniers pays démocratiques quand on regarde le coût par habitant reversé au diffuseur public. Lors de la troisième année de coupes, on prévoit qu’il sera de 29 $ au Canada, tandis qu’actuellement, en Norvège ou en Allemagne, ces participations dépassent les 130 $ par habitant.

Pour se financer, Radio-Canada se risque désormais à rejoindre ce que fait la télévision privée. Lors des audiences du CRTC pour le renouvellement des licences de Radio-Canada qui ont eu lieu fin novembre dernier, il a été question de placer de la publicité sur Espace Musique et Radio2. Alex Levasseur, président du Syndicat des Communications de Radio-Canada, a remis en question la légitimité du statut de diffuseur public lorsqu’on sait que 50 % du financement de la Société Radio-Canada provient du secteur privé.

Le moyen de continuer à assurer le mandat qui vise à informer, éclairer et divertir les Canadiens est de pouvoir compter sur un financement augmenté, pluriannuel et stable. Et cela grâce à l’appui du gouvernement fédéral. S’agissant des ressources, il en va du budget, mais aussi des ressources humaines. Les conditions de travail des journalistes doivent être préservées afin qu’ils produisent une information de qualité. Brian Myles, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a rappelé que sans le journalisme d’enquête que réalise Radio-Canada, il n’y aurait peut-être pas eu de commission Charbonneau. Au-delà des considérations d’audiences, Radio-Canada joue un rôle pour notre société et il en va de notre culture et de notre droit à être informé lorsqu’on coupe dans son budget.

Source : Huffington Post, RFI, El Pais, Perspectives CSN.

 

Résumé de la provenance des fonds pour une production télévision au Canada – 2011

La production télévisuelle est demeurée fortement tributaire de la participation des télédiffuseurs canadiens  ainsi que des crédits d’impôt au cours du dernier exercice. Les droits de diffusion payés par les télédiffuseurs canadiens ont fourni 32 % du financement nécessaire. Bien  que ce soit légèrement plus qu’en 2009–2010, cela demeure comparable avec ce qu’ils représentaient les années précédentes. Les crédits d’impôt fédéral et provinciaux réunis comptaient pour 28 % du total, ce qui en faisait, encore une fois, la deuxième source de financement du sous-secteur, en importance. L’apport du FMC correspondait, quant à lui, à 14 % du financement global.

Les fonds de provenance étrangère ont descendu à 123 millions de dollars, leur niveau le plus  bas en cinq ans. Cette diminution, qui a ramené leur part du  financement global à 6 % (comparativement à  10 % l’exercice précédent), s’inscrit dans la tendance baissière des préventes d’émissions canadiennes à l’étranger, qui affecte la production canadienne depuis plusieurs années.

Les distributeurs canadiens ont en revanche doublé leur mise, la relevant à 199 millions de dollars dans le concret et de 5 % à 10 % par rapport aux autres sources de financement. On relève aussi une très forte augmentation des autres formes de financement privé dont la participation a grimpé de 60 millions à 147 millions de dollars et s’établissait à 7 % du financement global de la production télévisuelle canadienne.

Origine du financement Part
Droits de diffusion (part des diffuseurs) 32 %
Crédits d’impôts (féd. et prov.) 28%
Fonds canadien des médias 14%
Fonds provenant de l’étranger 6%
Contribution des distributeurs 10%
Financement privé (incl. les producteurs) 7%
Autre 3%