Porter plainte au CRTC en 3 minutes

Radio-Canada nous appartient. C’est à nous à établir le rôle qu’elle doit jouer dans notre univers médiatique et dans la société en général. Des audiences publiques sur ce mandat doivent être tenues rapidement par le CRTC.

3 MINUTES POUR PORTER PLAINTE !

1. Accéder à la page du CRTC en cliquant ICI;

2. En bas à gauche sélectionner “Plainte” et cliquer sur suivant;

3. Sélectionner le service Télévision ou Radio et cliquer sur suivant;

4. En bas à gauche, sélectionner “J’accepte” et cliquer sur suivant;

5. Sélectionner le moyen de communication de votre choix pour remplir vos coordonnées. Cliquer sur suivant;

6. Copier et coller le texte suivant dans la fenêtre prévue à cet endroit. Ensuite, cliquer sur suivant.

Je désire porter plainte concernant le report des audiences traitant du renouvellement des licences de diffusion de CBC — Radio-Canada. Ces audiences doivent être tenues le plus rapidement possible, compte tenu des compressions budgétaires annoncées.

7. Cliquer sur Oui, envoyer et c’est tout!

Changer la cible des compressions

16 mai 2012 – COMMUNIQUÉ CONJOINT
Amis, camarades, collègues,

Il y a plusieurs mois, 4 syndicats du Québec et de Moncton ont décidé de travailler ensemble afin d’affronter les compressions budgétaires fédérales et les coupes qui allaient s’ensuivre.

Profitant de l’invitation du PDG de la Société, nous avons travaillé afin de soumettre des suggestions pour minimiser l’impact des coupes budgétaires, en gardant à l’esprit 2 préoccupations fondamentales :

  • Réduire l’impact sur les membres
  • Préserver la qualité, les services et la pertinence du diffuseur pubic

Nous avons soumis au PDG des indications chiffrées et précises des avenues que nous envisagions. Nous avons réitéré ces suggestions au PDG lors de la rencontre du 3 mai, ainsi que dans la lettre du lendemain. Voici en résumé ces 3 points fondamentaux qui auraient pu sauver des dizaines d’emplois et diminuer l’impact sur la programmation, notamment à RCI, à l’information, en radio et en télévision générale.

a) La fin des primes au rendement des cadres
b) La réduction du nombre d’employés cadre
c) Produire à l’interne une plus grande partie des émissions de télé générale, puisque les coûts au privé sont en augmentation constante

Vous avez lu comme nous la réponse de la part du plus haut dirigeant du diffuseur public : c’est une fin de non-recevoir sur toute la ligne. Nous sommes déçus de cette attitude, d’autant plus que le PDG avait placé les personnes et la programmation au cœur de ses 3 priorités. Nous ne lâcherons pas; nous maintenons notre but :

« Changer la cible des compressions »

Merci de votre soutien !

Isabelle Doyon, présidente du SCFP-675
Alex Levasseur, président du SCRC
Benoit Celestino, président du STARF
Jean Gagnon, président de l’AR

Fin des bulletins régionaux d’information de la radio à Montréal ?

Le SCRC a été informé que la direction de Radio-Canada aurait décidé de supprimer les bulletins régionaux d’information de la radio à Montréal. Selon nos informations, un journaliste d’un quotidien montréalais s’apprêterait d’ailleurs à confirmer cette nouvelle sous peu.

Si ces informations sont fondées, comme le prétend le journaliste en question, le Syndicat des communications de Radio-Canada n’acceptera jamais cette décision qui s’apparente à un démantèlement du service de l’information.

Le mandat d’informer est trop essentiel, et l’expertise accumulée au cours de 75 dernières années est trop enracinée au cœur du public pour regarder le travail de sape se poursuivre les bras croisés.

Si jamais une telle idée saugrenue à pu germer dans l’Imagination d’un quelconque patron, nous demandons et insistons avec vigueur pour que cette décision soit mise au rancart sans délais.

Le Syndicat demeurera aux aguets et réagira si une telle nouvelle se confirmait.

Front commun historique – Radio-Canada coupe la programmation et maintient les primes de ses hauts dirigeants

Pour la toute première fois de leur histoire, les différents syndicats du réseau français de Radio-Canada s’unissent en Front commun pour dénoncer les choix de la haute direction quant aux cibles des compressions budgétaires.

« C’est simplement indécent que le public perde des services en programmation, que des centaines de personnes perdent leurs emplois, et qu’en même temps la haute direction refuse de couper 8 millions de dollars par année en primes de rendement pour les dirigeants », s’indigne Jean Gagnon, porte-parole du Front commun. « Les primes représentent 20 % du total des compressions de 115 millions. On aurait pu sauver plusieurs services avec cet argent. »

C’est aujourd’hui que les premières lettres de licenciement ont été remises aux employés de la société d’État après que le gouvernement conservateur ait amputé 10 % du budget du diffuseur public. Pour souligner l’occasion, les employés de Radio-Canada se sont rassemblés devant la Maison de Radio-Canada sur le boulevard René-Lévesque à Montréal. La direction a annoncé que plus de 650 personnes seront mises à pied d’ici trois ans.

Le Front commun a demandé de rencontrer le président de la Société Radio-Canada, Hubert T. Lacroix, pour discuter des primes et autres incongruités dans la gestion des coupures. « Entre autres, nous voulons savoir comment ça se fait qu’après plusieurs vagues de compressions, le nombre de cadre continue d’augmenter », a indiqué M. Gagnon.

Le Front commun est composé du Syndicat des communications de Radio-Canada (FNC-CSN), le Syndicat des technicien(ne)s et artisan(e)s du réseau français de Radio-Canada (STARF), le Syndicat canadien de la fonction publique section locale 675 ainsi que l’Association des réalisateurs. Ils représentent presque l’ensemble des employés du réseau français de Radio-Canada, soit environ 4000 membres.

En direct des audiences publiques du CRTC à Gatineau:

Radio-Canada affirme que si le Fonds pour l’amélioration de la programmation locale FAPL est abandonné, il lui manquera 40 M$ par année et qu’elle devra donc couper dans ses stations régionales. Autrement dit revenir aux niveaux de production régionale qu’elle faisait à avant 2008.

Le vice-président du CRTC a vertement critiqué le diffuseur public en disant que la programmation locale fait partie du mandat de base de Radio-Canada et il ne comprend pas pourquoi elle n’en fait pas sa priorité; pas plus qu’il ne comprend pas comment Radio-Canada ne puisse pas trouver 40 M$ à même son budget.

De son côté le commissaire Michel Morin a attaqué Radio-Canada sur sur frais d’administration, laissant entendre que le diffuseur public pourrait trouver l’argent du FAPL en économisant sur ses dépenses administratives.

Le Syndicat des communications de Radio-Canada sera entendu vendredi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes CRTC.

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Alex Levasseur

Président du SCRC